ARTS MARTIAUX VIETNAMIENS : FERNAND OUÉDRAOGO, LE REPRÉSENTANT AFRIQUE

La Fédération burkinabè de Vovinam Viet Vo Dao a animé une conférence de presse le lundi 31 août 2015 pendant laquelle la structure est revenue sur sa participation au stage international au Vietnam et la crise qui mine le Vovinam Viet Vo Dao divisé en deux camps.

La Fédération burkinabè de vovinam viet vo dao est revenue enrichie de son expérience au Vietnam, pays d'origine de cet art martial. Celle-ci a participé à un stage international du 1er août au 16 août 2015. Ce stage ponctué de session de présentation de thèse de maîtres a permis au directeur technique de la Fédération Burkinabè de vovinam Viet Vo Dao Moussa Nassouri d'obtenir la ceinture noire 5ème dang.

Dans le souci de soutenir et encadrer les arts martiaux traditionnels vietnamiens, une structure mondiale a été mise en place à savoir la « Wolrd Federation of Vietnam Vocotruyen ». Le premier congrès constitutif a eu lieu le mardi 8 août 2015. Le Président de la Fédération burkinabè de Vovinam Viet Vo Dao, est également le représentant de cette structure en Afrique.

De retour au Burkina Faso, la Fédération Burkinabè de Vovinam Viet Vo Dao compte mener des tournées dans les provinces afin de partager l'expérience.

Cependant, la famille du Vovinam Viet Vo Dao burkinabè est divisé en deux camps. Celui de Fernand Ouédraogo et le camp de Apollinaire Ouédraogo de l'Amicale Tong Nooma. Chaque partie affirme appartenir à la source de la discipline et être affiliée à la « vraie » fédération mondiale. Comme il fallait s'y attendre, maitre Fernand Ouédraogo face à la pression estime que la vraie source est soutenue par l'Etat vietnamien tandis que le camp de son adversaire est du côté de Ho Chi Minh.

Les démarches pour réconcilier les deux camps n'ont pas encore abouti. Le ministère des Sports et des loisirs a rencontré le camp de Apollinaire Ouédraogo. Ces démarches devraient se poursuivre afin de réconcilier la famille du Vovinam car dans cette bataille d'éléphants, ce sont les pratiquants qui perdent.

Source : http://burkina24.com